Le site comptabilisait en septembre 2007 10’070 abonnés à la « une du jour ». Un profil-type avait été réalisé sur la base des 880 premiers inscrits, qui révélait une catégorie plutôt masculine, relativement âgée (la quarantaine), et assez aisée. Les auteurs nient toutefois être un journal de seniors, en comparaison par exemple à Libération (50 ans de moyenne d’âge).
Il s’agit donc d’une classe de personnes qui n’est pas forcément la plus portée aux fonctionnalités du Web, et peut-être moins habituée au fonctionnement « bloguesque » du site, ce qui en fait une de ses particularités.
Les différentes possibilités pour l’internaute de participer au site et d’être en lien avec celui-ci :
- Après chaque article, opportunité est proposée de poster un commentaire, en laissant nom, prénom, adresse mail et URL de son site.
- Chaque commentaire est « porté à la connaissance de l’auteur », ce qui signifie un certain contrôle de l’information.
- Il est également possible de s’inscrire à la newsletter du site (qui paraît une fois par jour), ou aux alertes (à chaque fois qu’est publié un nouvel article). Les deux services sont gratuits.
- Enfin, les auteurs sont joignables par courrier électronique.
Force est de constater que les commentaires ne sont malheureusement pas légion pour chaque article. Cela est peut-être dû à la tranche d’âge des internautes du site. On peut aussi postuler que, face au foisonnement d’articles et de sujets proposés, ceux-ci se trouvent un peu déboussolés.
Dans son essence, ce site n’est donc pas vraiment un site communautaire, participatif. D’ailleurs, les auteurs l’affirment : « nous, c’est plutôt 100% journalisme, 0% participation. » Pas de trace donc de forum ou de contribution avancée de la part des internautes. Bien que formé sur une structure de type « blog » (courts textes avec vidéos, trackbacks, liens…), le but visé est plutôt un « zapping » de l’actualité par agrégation, sans forcément une analyse détaillée ou un débat. Toujours selon Rozynès, « le métier d’un journaliste, c’est de donner des clés d’information pour permettre au lecteur de se faire sa propre idée, pas de balancer n’importe quoi pour susciter des commentaires. Avant, les journalistes disaient au public ce qu’il devait penser. Aujourd’hui, la parole du public est devenue évangile. On est en plein “café du commerce” ! »
Il existe pourtant un certain nombre d’articles plus sujets à controverse, et donc plus commentés que d’autres. Par exemple, l’article « Fait divers : un vague critique agressé par une vague vedette », du 17 juin 2007, a laissé la place à une discussion animée, où les auteurs ont aussi eu leur mot à dire.
Toutefois, la partie la plus révélatrice de l’avis et de l’implication des visiteurs est sans doute la partie « Qui sommes-nous », où les créateurs se présentent et expliquent leur démarche. Les commentaires laissés montrent une catégorie d’internautes expérimentés et documentés, proposant des critiques constructives et motivées. Cela ne signifie pas pour autant que tous les échos soient positifs pour autant ! Certains estiment que « desourcesure.com a envahi leur vie », d’autres ne sont « pas convaincus », mais dans l’ensemble, on sent un intérêt pour la question de l’information et de son traitement.