Au départ il y avait le texte (The machine is us/ing us)

Au départ, il y avait le texte. Peu malléable, parce qu’utilisé sur un support physique. Puis est arrivé l’ordinateur, et dans la foulée, Internet. Et l’hypertexte a ouvert de nouvelles portes : support de liens, support de structure pour les sites Web… En langage HTML, forme et contenu sont peu à peu devenus indissociables. Mais ce n’était pas tout ! Nouvelle étape, nouveau progrès : avec le XML et les flux RSS, forme et contenu ont pu être séparés. En se soustrayant à la structure, on a pu agréger chacun à son goût le contenu des sites qui nous interpellaient. Cela a aussi signifié que les utilisateurs du Web avaient la possibilité de proposer eux-mêmes du contenu de manière simplifiée, d’où l’expansion logique des blogs, mais aussi de YouTube ou Flickr par exemple. Les possibilités sont alors devenues très larges et quasiment infinies. Et l’organisation de cette extraordinaire expansion, elle vient de nous. Le Web s’enrichit de l’utilisation que nous en faisons, chaque clic, chaque tag, chaque lien le rend plus perfomant. Nous apprenons à la Machine. La Machine est nous, mais nous utilise en même temps. Cela signifie aussi que nous devons revoir notre relation à certaines problématiques, tels le droit d’auteur, l’identité ou l’éthique. Finalement, le Web changera notre rapport à nous-mêmes.

Publié dans: on 7 juillet 2008 at 12:23 Laisser un commentaire
Tags:

L’URI pour faire un Trackback sur cet article est : http://nicolasgschwind.wordpress.com/2008/07/07/au-depart-il-y-avait-le-texte-the-machine-is-using-us/trackback/

Flux RSS des commentaires de cet article.

Leave a Comment